Ambulance militaire à Bischwiler après la bataille de Froeschwiller.
Wagon-ambulance servant au transport des blessés.
Charleville.- La dernière ambulance (allemande) établie au Petit-Bois pendant la guerre de 1870-71.
La mairie de Fontenay-aux-Roses transformée en ambulance allemande.
Une ambulance en Suisse.
Le 1er février 1871, après le passage en Suisse de l'Armée de l'Est du général Bourbaki 87 000 soldats français y seront généreusement accueillis. 12 000 malades et blessés seront soignés pendant deux mois avant leur retour en France. L'équipement de ces troupes, chevaux, canons, fusils, sabres etc sera vendu et plusieurs milliards de francs seront versés à la Suisse en dédommagement.
Ambulance allemande à Wissembourg.
Les soeurs de la charité à l'ambulance de la Croix Rouge après la bataille de Gravelotte.
Un hôpital ambulant à Froeschwiller.
"Hé bien mon pauvre Choucroutman ! Hé bien mon pauvre Chauvin ?
C'est fini de jouer : tu as gagné un empereur, moi j'en ai perdu un.
Et ça ne nous rend pas la jambe mieux faite"
Hôpital Saint-Nicolas, Metz 1870.
Salut à ces Braves ! Leur vue est bien faite pour élever nos âmes et les préparer aux sacrifices pour la Patrie. Pas un de ces visages n'a perdu sa fierté ! Ce sont des blessés français !!

L'enterrement des morts à Champigny.
Nos pauvres morts ! Comme ils sont tombés fièrement ! Les cadavres, tout gisants qu'ils sont, sont encore vaillants : la face de plusieurs a une expression de sombre énergie ; les membres des autres, tout raidis, ont des gestes pleins de mouvement et de violence. Les Frères ont été admirables devant le feu, mais c'est ici, au milieu de ce champ solitaire, qu'il faut les voir en face de la mort, calmes, graves, respectueux et doux. Le Frère qui commande donne les ordres d'une voix nette, sans parlage inutile ; il fait signe aux voitures d'avancer, il mesure la profondeur de la fosse que les autres Frères ont creusée ; il indique comment les corps doivent être déposés ; il met un ordre parfait dans tous les mouvements qui s'exécutent.
Nos soldats morts sont ensevelis dans une immense fosse creusée à quelque distance de la route, au milieu d'un champ.
On les couche là dans leusr vêtements de combat, mais pieds nus. Les souliers des morts sont toujours enlevés dans la nuit qui suit une bataille par une sorte de maraude funèbre que l'usage tolère.
De tous les morts couchés dans la fosse de Champigny, il n'y en a qu'un aux pieds duquel il y a encore une chaussure. C'est un officier. Nous regardons : une des bottes a été traversée par une balle ; on ne l'a point prise, parce qu'elle ne valait rien.
Je suis resté longtemps à regarder ces religieux ensevelissant ces cadavres de soldats. Il n'y a que la religion pour inspirer à des hommes ce respect de la mort. Rien d'horrible comme ce que j'ai vu sur d'autres champs de bataille : des fossoyeurs payés, creusant, à moitié ivres, des fosses, et y jetant les corps avec des paroles grossières, des plaisanteries cyniques. Rien de beau comme ce que j'ai vu hier en avant de Joinville, en arrière de Champigny. Vers cinq heures, quand la sinistre besogne a été achevée, les Frères se sont réunis sur la terre noire dont ils venaient de recouvrir les corps, et ils ont récité à demi-voix le De profundis. Cet acte de foi, accompli par ces hommes de dévouement sur la tombe de ces héros inconnus, m'a profondément ému.
(Extrait du Mémorial du siège de Paris par J. D'Arsac édité chez F. Curot éditeur à Paris en 1871).
"A l'ambulance" gravure anglaise de l'époque.
Enfouissement de chevaux après la bataille de Woerth-Froeschwiller (6 août 1870).
Durant la journée du 6 août 1870 les combattant des deux nations en guerre engagèrent 40800 chevaux, 7800 pour la France, 33000 pour l'Allemagne. 1193 de ces animaux appartenant aux français furent capturés par les vainqueurs allemands. (Je n'ai pas trouvé de chiffres concernant le nombre de chevaux tués lors de cette bataille). [...]"A Froeschwiller, raconte le pasteur Klein, on commença par les chevaux dont les cadavres boursouflés exhalaient une odeur nauséabonde. On, songea à les brûler ; mais où trouver tout le bois nécessaire et comment soulever les chevaux sur le bûcher ? On décida alors de les faire traîner dans une grande fosse du Niederwald, mais les attelages de boeufs et de vaches rechignaient à la besogne ; à force de coups on put faire disparaître quelques charognes. Mais il en restait tant qu'il fallut bien creuser des trous là où se trouvaient les cadavres et les y enfouir tant bien que mal. Beaucoup de femmes et de jeunes filles participaient à ce travail écœurant. [...] Souvent les cadavres de chevaux et d'hommes sont enfouis dans le même trou". Texte extrait de "Wissembourg Froeschwiller 1870" et écrit par M.Paul Stroh. Ouvrage édité par l'association des oeuvres scolaires de la circonscription de Wissembourg en 1989.
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Le Père Collot [...]"Ce véritable assassinat fut commis le 11 octobre, vers trois heures du soir, et accompagné de circonstances particulièrement atroces. Deux des convoyeurs qui suivaient l'armée allemande, passant avec leurs voitures devant la grange du vieillard, et l'apercevant en train de tailler, à l'aide d'un petit couteau de poche, des racines pour ses vaches, voulurent lui prendre la corbeille où il les jetait, afin de donner ce comestible à leurs chevaux. Le vieillard voulant défendre son bien, de débattit comme un beau diable, et, ne pouvant se faire comprendre des ravisseurs de son bien, essaya de leur faire entendre, en leur montrant son eustache de poche, (Petit couteau grossier à manche de bois, dictionnaire le Littré) qu'il préférait se couper la gorge plutôt que de se laisser voler ses betteraves. Alors, les deux bandits, effrayés ou faisant semblant de l'être, allèrent conter à un sous-officier de l'escorte du convoi que le pauvre vieux les avait menacés de coups de couteau. Des hommes en armes arrivèrent aussitôt, et emmenèrent à la fois le vieillard et sa malheureuse femme qui cherchait à le retenir et à attendrir ses bourreaux. Ils leur firent prendre la route de Charmes, et allèrent ainsi jusqu'au pont qui se trouve à environ un kilomètre de Rambervilliers. Arrivés là, ils s'arrêtèrent, firent mettre le malheureux septuagénaire à genoux sur le pont, sa femme également à genoux à côté de lui, puis, se plaçant à quelques pas de deux vieillards, a hauteur du poteau de l'octroi qui se voit sur notre dessin, ils fusillèrent le malheureux Collot, qui tomba, éclaboussant de son sang sa vieille femme, éperdue, folle de terreur et de désespoir et qui devait en mourir peu de temps après. Qu'en dites-vous ? Mais quittons ce cauchemar".
Texte extrait de "l'Armée de l'Est, relation anecdotique de la campagne 1870-71" de Grenest édité chez Garnier frères en 1895.
On estime que les pertes humaines de la guerre de 1870-71 se sont élevées à : 147 000 morts, 128 000 blessés et 100 000 malades pour l'Allemagne, 139 000 morts, 143 000 blessés et 320 000 malades pour la France.
NOS MORTS
Ils gisent dans le champ terrible et solitaire.
Leur sang fait une marre affreuse sur la terre ;
Les vautours monstrueux fouillent leur ventre ouvert ;
Leurs corps farouches, froids, épars sur le pré vert,
Effroyables, tordus, noirs, ont toute les formes
Que le tonnerre donne aux foudroyés énormes ;
Leur crâne est à la pierre aveugle ressemblant ;
La neige les modèle avec son linceul blanc ;
On dirait que leur main lugubre, âpre et crispée,
Tâche encor de chasser quelqu’un à coups d’épée ;
Ils n’ont pas de parole, il n’ont pas de regard ;
Sur l’immobilité de leur sommeil hagard
Les nuits passent ; ils ont plus de chocs et de plaies
Que les suppliciés promenés sur des claies ;
Sous eux rampent le ver, la larve et la fourmi ;
Ils s’enfoncent déjà dans la terre à demi
Comme dans l’eau profonde un navire qui sombre ;
Leurs pâles os, couverts de pourriture et d’ombre,
Sont comme ceux aux quels Ezéchiel parlait ;
On voit partout sur eux l’affreux coup du boulet,
La balafre du sabre et le trou de la lance ;
Le vaste vent glacé souffle sur ce silence ;
Ils sont nus et sanglants sous le ciel pluvieux.
O morts pour mon pays, je suis votre envieux.
VICTOR HUGO


Après la bataille de Saint-Privat.
"Aux innombrables et humbles créatures de Dieu qui ont suivi les hommes,
ont souffert et ont péri durant les dernières guerres.
Avec fidélité et courage, elles ont beaucoup enduré et sons tombées pour nous.
Sachons nous souvenir d'elles avec gratitude et affection.
Que leurs souffrances et leurs mort nous amènent à savoir
apporter plus de gentillesse et de respect aux animaux vivants".
La plaque ci-dessus est posée dans la commune de Couin (Pas-de-Calais) et, bien que plus particulièrement dédiée aux animaux entraînés dans les tueries de 14-18 et 39-45, la montrer ici, en souvenir de toutes ces innocentes victimes tuées pendant la guerre de 1870-71, parait légitime.
Sombacourt.- Le 30 janvier, 200 chevaux, capturés la veille par les Prussiens, sont tués à coups de fusil et jetés dans un précipice.
Jetons des ambulances de la Presse 1870-1871 et ci-dessous un brassard de la Croix-Rouge porté en 1870.
Médailles de 1870-1871 des secours aux blessés.
Chevaux retirés de fossés après la capitulation de Metz.