La garde du drapeau (tableau de A. Protais).
Carte-photo anonyme "Drapeau flottant sur l'ambulance en 1870".
Le capitaine Couturier des mobiles de la Sarthe s'élance le drapeau en mains lors de l'attaque du Mée.
Les drapeaux de l'armée de Metz livrés aux allemands sont plantés devant le quartier général de Frédéric-Charles à Frescaty.
Drapeau du 36ème régiment de ligne (1870).
Le drapeau du 96me régiment de ligne à la bataille de Woerth-Froeschwiller
Le 16 août 1870, au bord du ravin du Fond de la Cuve, au Nord de Mars-la-Tour, le sous-lieutenant Chabal du 67ème de ligne, arracha à un sous-officier allemand, le drapeau du 16ème régiment prussien ; la hampe se rompit dans la lutte. Ce drapeau, le seul qui ait été pris les armes à la main au cours des grandes batailles de Metz, est aujourd'hui aux invalides ( texte de la carte postale de gauche). A droite, devenu commandant cet homme pose près de son monument.
Drapeau des francs-tireurs de Donnery (Loiret).
Drapeau de la garde mobile de Frouard (Meurthe-et-Moselle).
Drapeau de la garde mobile de l'Ain.
Drapeau de la milice de Rennes (Ille-et-Vilaine).
Prise du drapeau du 61ème Poméranien au combat de Dijon le 23 janvier 1871.
Les deux drapeaux pris aux allemands exposés autrefois au musée de l'armée.
Drapeau du 33ème régiment de mobiles de la Sarthe.
"C'est un lambeau d'étoffe attaché à une hampe brisée. C'est le drapeau du 93ème de ligne"
Une aigle en bronze doré, l'ornement des drapeaux français de 1870.
Le sergent Tanviray d'après un tableau de M. Grolleron.
Lorsque, après une retraite désastreuse, le 75e mobile du Loir-et-Cher fut rentré à Loigny, un sergent, Louis Tanviray, demanda : "où est le drapeau ? Héron est tué, répondit une voix. Le drapeau de Vendôme ne restera pas aux mains des Prussiens !" s'écria Tanviray. Et seul il repartit dans la plaine sillonnée d'ennemis et labourée par les projectiles allemands et français. Le sergent suivit la trace des morts, la voie glorieuse, et trouva enfin le pauvre Héron couché sous le petit fanion qu'il pressait sur sa poitrine. Tanviray serra la main du mort et, relevant le drapeau, le rapporta sous une grêle de balles dirigées contre lui.
Un exemple de drapeau français du second empire présenté ici nu.
Ralliement au drapeau lors de la bataille de Mars-la-Tour.
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[...]"D'autres soldats [prisonniers] ont raconté d'une façon très émouvante l'histoire de notre drapeau qui, caché dans une maison pendant une période difficile du combat [de Wissembourg le 4 août 1870], ne pouvait plus être dégagé de vive force au moment de la retraite. Le jeune lieutenant Raoul de Cepoy, connaissant la cachette, s'est offert pour la mission presque impossible d'aller le chercher. Accompagné de deux hommes dévoués, il a pu ramper dans les sillons et se glisser derrière les vignes jusqu'à l'habitation que l'ennemi n'occupait pas encore, mais qu'il enveloppait de toutes parts. Ils ignorent les détails du drame, mais le jeune officier a réussi, car il a pu leur montrer en passant la hampe brisée, et le drapeau roulé en ceinture sous sa tunique".
Textes extraits de "De Wissembourg à Ingolstadt (1870-1871), souvenirs d'un capitaine prisonnier en Bavière" par Alfred Quesnay de Baurepaire édité à Paris chez Firmin-Didot et Cie en 1891.
[...] "Dans cette dernière affaire, ils (les journaux bavarois) signalent la prise d'un drapeau prussien appartenant au 6e régiment (8e poméranien). |Tous les officiers qui se sont succédés pour remplacer le porte-drapeau tué pendant le combat ont été couchés de même par les balles françaises, et l'on ne s'aperçut pas de la disparition du drapeau, à cause de l'obscurité, jusqu'au moment où le bataillon fut rallié. Un garde mobile français le trouva et le vendit à Menotti Garibaldi pour 200 francs et une place de lieutenant d'administration. Les allemands enregistrent avec émotion la perte de ce drapeau, le seul qu'ils avaient perdu, disent-ils, pendant toute la campagne. Cette assertion n'est du reste pas exacte, car ils en ont perdu deux à Gravelotte, dont l'un fut pris par le 57e régiment d'infanterie française".
Drapeaux allemands : Bavière, Bade, Prusse, Thuringe et pavillon de marine prussien (haut à droite).
Drapeau du roi de Prusse.
Ultime défense d'un drapeau prussien.
Aigle modèle 1860 du deuxième régiment de grenadiers de la garde impériale livrée aux allemands à l'arsenal de Metz le 29 octobre 1870 et récupéré à Berlin en 1945
Aigle modèle 1860 du drapeau du 36e régiment d'infanterie de ligne de la division Raoult, conquis à Froeschwiller, malgré l' héroïsme et le sacrifice de ses défenseurs, par le 2e régiment d'infanterie de Bavière "Kronprinz". Cet emblème nous fut rendu en août 1945 par le général Patton, commandant de la 3e armée U.S.
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[...] Mon service journalier touchait à sa fin, je n' allais plus que rarement à l' arsenal, pour y verser nos armures. J' étais entraîné malgré moi dans la pièce où se trouvaient déposés les étendards de la cavalerie. Il me vint à la pensée qu' il me serait facile, si on capitulait, de sauver l' étendard de notre régiment ; je n' aurais pas eu grand mérite à cela. Les portes de cette salle assez isolée étaient toujours ouvertes, il suffisait de détacher la soie de sa hampe en laissant la gaine et l' aigle. Aucune surveillance n' était à redouter en choisissant l' heure du repas du matin. J' aurais pu trouver le concours du capitaine Bruley.
Mais étant donnés les bruits de capitulation il fallait agir vite. Mon colonel que j' avais mis dans la confidence parut enthousiasmé ; il approuva fort mon projet en me recommandant le secret. Peu de temps après cependant il me fit appeler, il avait réfléchi que je serai seul soupçonné ; il voulait sous ce rapport que je n' eusse rien à redouter, et il avait décidé de me couvrir par un ordre écrit de sa main. Je fus très ému de cette bonté, qui pouvait le compromettre ; mais l' action qu' il m' était facile de mener à bien sous ma responsabilité personnelle, j' hésitais maintenant à l' accomplir, sachant qu elle exposait mon colonel ; je me sentis ébranlé, je voulus réfléchir.
Cette crainte m' arrêta. J' aurais dû procéder seul ; mais porter la main sur l' étendard, le séparer de l' aigle, cela produisait en moi un effet extraordinaire ; J' éprouvais un sentiment difficile à exprimer, qui me fit ajourné mon projet.
[...] Nous sommes à la veille d' être livrés à l' ennemi, et de nouveau je me remets à caresser le projet qui me tenait tant au cœur : sauver notre étendard.
J' avais accès dans les salles d' armes, en présentant au factionnaire la carte qui m' y autorisait ; je pouvais y circuler librement. L' opération ne présentait donc pour moi nulle difficulté, il s' agissait simplement de détacher la soie de la hampe et de la cacher sous ma tunique ; le factionnaire qui m' avait vu entrer me rendrait les honneurs sans plus se préoccuper de moi à la sortie. La réussite me paraissait facile et certaine ; je ne pus résister, je me rendis à l' arsenal.
En arrivant près des étendards de la cavalerie, mon émotion fut si violente, que je m' appuyait à la muraille ; je me remis promptement. Je tenais déjà mon drapeau et je me disposais à défaire la gaine, lorsque j' entendis un bruit de pas et de paroles assez éloignés, mais qui se rapprochaient de moi. Qu' est-ce que cela pouvait être ? Le capitaine, aussi plein de patriotisme que d' indignation, m' avait la veille indiqué cette heure. Que décider ? Me cacher était impossible ; il était préférable de voir et d' attendre. Je pris le parti de me présenter, si j' étais questionné, comme si je venais contrôler mes versements d' armes, lesquelles se trouvaient dans une pièce à côté ; nul ne pourrait soupçonner mon intention réelle.
Le bruit s' approchait et bientôt j' aperçus le général Soleille, commandant de l' artillerie, avec le colonel de Girels suivis de quelques officiers, parmi lesquels le capitaine Bruley. J' avais eu le temps de me remettre et de me composer un maintien, je saluais en m' effaçant, sans émotion apparente. Je ne fus pas questionné. Bruley resta un peu en arrière, me demanda si "ça y était". Je lui appris que je venais d' échouer au port ; il en parut contrarié, car, en nous concertant la veille, il ne pouvait prévoir cette visite inopinée qui annulait ma tentative.
Le général Soleille, très préoccupé de la clause de la capitulation concernant les drapeaux ( Les armes ainsi que tout le matériel de l' armée consistant en drapeaux, aigles, canons, etc., etc., seront laissés à Metz et dans les forts ..., pour être remis immédiatement à des commissaires prussiens. Protocole de la capitulation, article 3.) venait pour se renseigner sur le nombre des étendards qui se trouvaient à l' arsenal. Le coup était manqué ! J' en ressentis une douleur profonde.
Extrait de : L' Agonie d' une Armée (Metz - 1870) Journal de guerre d' un porte-étendards de l' armée du Rhin du commandant Farinet édité chez Boivin et cie à Paris en 1914.
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26 octobre .- Un ordre étrange. "Les drapeaux vont être recueillis par les soins de l' artillerie et transportés à l' arsenal pour y être brûlés ; ils seront renfermés dans leurs étuis préalablement lavés." Que veut dire cela ? Ne sommes-nous donc pas assez grands garçons pour les détruire nous-mêmes, et pourquoi ce nettoyage des étuis ?
Les officiers se sont réunis et ont décidé de demander au colonel que le drapeau soit partagé entre tous les officiers, sous officiers et soldats du régiment. Quant à la hampe et à l' aigle, ils seront détruits devant la garde assemblée.
Le colonel hésite, il nous reproche de douter de la parole d' un maréchal de France (Bazaine) , et prescrit d' exécuter l' ordre ; nous nous retirons consternés. Maudhui s' approche de moi, et me dit : "Veux-tu que nous le volions ? - Oui certes ; j' y songeais ; nous jetterons la hampe au feu et nous cacherons le drapeau chez ma tante... C' est convenu."
Le jour est l' heure de l' enlèvement du drapeau par l' artillerie n étaient pas fixés, nous avions donc le temps de préparer notre vol ; la tante fut prévenue, et nous commençâmes à causer amicalement avec le vieux sergent décoré qui en avait la garde ; esclave de sa consigne, comme nous le connaissions, il était inutile d' en faire un complice, il eût refusé ; nous étions donc presque honteux d' une tentative qui avait un but louable, mais dont la réussite dépendait d' une négligence ou d' un excès de confiance d' un subordonné. Tout a été étrange dans cette guerre ; si nous avions réussi, c' était une faute qui eût trouvé, à coup sûr, son atténuation dans sa gravité même, car il fallait avoir la tête bien solide pour ne pas être pris de vertige en présence de semblables catastrophes.
Quoi qu' il en soit, le drapeau fut enlevé par un adjudant d' artillerie, nuitamment, comme si on commettait un crime ; la boue était tellement épaisse que le bruit des roues de la voiture était à peine perceptible, et ce sont les pourparlers qui éveillèrent mon attention ; je sortis de ma peau de mouton, j' entrouvris ma tente et j' aperçus à dix mètres, à la lueur d' une lanterne, un sous-officier d' infanterie enveloppé dans son manteau qui emportait notre vieil étendard ; j' appelais le sergent qui, me montrant un reçu tout préparé, me dit : "Je viens de remettre le drapeau du régiment et je renvoie le poste". C' en était fait, on réunissait à l' arsenal, pour les offrir aux vainqueurs, ces trophées qui devaient faire tressaillir de joie tout l' Allemagne ; ce drapeau, porté successivement à Solférino par trois officiers qui l' arrosèrent de leur sang, nous était volé la nuit par une pluie battante ; on n' avait pas osé commettre le forfait en plein jour, les soldats s' y seraient opposés.
27 octobre .- Aujourd'hui, le régiment n' a plus trouvé son drapeau ; grand émoi ! J' ai pu fournir les détails de l' enlèvement, tout en donnant à mes camarades l' assurance qu' à midi j' en aurais le cœur net ; je me rendis en effet à l' arsenal par la rue des Juifs ; à tout hasard, j' avais préparé un petit papier sur lequel étaient inscrits ces mots : "pour prendre un morceau de la soie du drapeau, le colonel..." Et un nom illisible.
Arrêté à la porte par un soldat d' artillerie en faction, je demandais à parler au chef de poste et lui dis : " Je viens pour voir les drapeaux." - " Avez-vous une autorisation ? "- " Non, mais un mot de mon colonel " ; et j' exhibais mon FAUX. - " Entrez et parlez au colonel de Girels, là, à gauche, au bureau. Tenez, le voilà qui sort avec un capitaine adjudant-major."
Le premier pas était fait, j' abordais le colonel, mais cette fois sans le fameux billet, et je lui dis d' un air dégagé : " Mon colonel, je suis délégué par mon régiment pour prendre un morceau de notre drapeau avant qu' il soit brûlé.- Mais, on ne les brûle pas.- Raison de plus, mon colonel, le souvenir n' en sera que plus précieux. - Mais je ne puis vous laisser pénétrer dans la salle où ils se trouvent, j' ai des ordres formels.- Faites-moi accompagner. - Je ne puis, je viens de refuser à votre camarade de la ligne." Mon camarade pleurait et j' éclatais à mon tour. - Le pauvre colonel de Girels mollissait, je lui pris le bras : " Mon colonel, c' est notre drapeau qui va être livré aux prussiens, pensez donc à cela. - Vous me donnerez un reçu de ce que vous emporterez ? - Oui. - Allez là-bas, vous trouverez un garde d' artillerie qui vous conduira, mais pas tous deux à la fois." En effet, sur son indication, je trouvais à la porte d' un immense bâtiment un employé en costume à la fois bourgeois et militaire à qui je dis : " Je viens de la part du colonel de Girels qui vous prie de me conduire aux drapeaux de la garde pour que je puisse prendre un morceau de celui de mon régiment.- Les drapeaux de la garde ! Tenez, ils viennent d' être tous brûlés là, dans cette forge, et les aigles brisées à coups de marteau." En effet, le colonel Melchior, de l' artillerie de la garde, avait procédé à cette exécution et en revenait tout ému encore... Il me dit : " Rassurez-vous et dites-le à vos amis, la garde n' aura pas ses aigles à Berlin ; tous les autres sont là-haut, bien propres, bien alignés, cela regarde les généraux et les colonels." Il était temps... En revenant vers le bureau du colonel de Girels, il me dit : "Vous avez votre affaire ? - Oui, oui.- Eh bien, tant mieux pour vous, car voici l' ordre du maréchal de ne laisser pénétrer qui que ce soit dans l' arsenal, les drapeaux étant compris dans le matériel de guerre."
Je ne sais dans quelle disposition d' esprit j' ai quitté l' arsenal. Je rencontrais trois officiers de mon régiment qui venaient aux nouvelles ; je riais, je pleurais en leur criant : " Les drapeaux de la garde sont brûlés ! Brûlés dans la forge ! Allez le dire au camp ! " Et je m' enfuis comme un insensé, pour parcourir les cafés où se trouvaient des officiers ; je hurlais ces mots ; " Les drapeaux ne seront pas brûlés ! Allez les prendre ! J' ai vu l' ordre. Prévenez vos colonels !" Hélas ! On me prit pour un fou. Un de mes amis, Charpentier, des chasseurs à cheval, m' entraîna en me disant : " Calme-toi, mon pauvre M..., tu te fais du mal. C' est de la folie ; comment peux-tu croire que l'on livre nos drapeaux ? " Et les autres étaient comme lui ; personne ne voulait me croire ! J' étais sans voix, sans forces, brisé moralement et physiquement, quand je rentrai au camp. La blessure s' enflamme et la fièvre me dévore.
Extrait de : Carnet d' un prisonnier de Guerre par Meyret lieutenant-colonel territorial, ouvrage édité à Paris chez H. Lecène et H. Oudin éditeurs en 1888.
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Un épisode héroïque de la bataille de Gravelotte : le 3ème bataillon du 51ème régiment français récupère le drapeau du 2ème grenadiers ; malgré le déplorable commandement de Bazaine, et l'issue de la bataille, ce fut un combat acharné, et tant les allemands que les français subirent de lourdes pertes. (légende de cette image).
Le drapeau de 1870 du 3ème régiment de zouaves photographié à Constantine.
Aigle, fusils, tambours et clairon au faisceau.
Tambour de mobiles de la Garde nationale.
Tambour de chasseurs à pied de la Garde.
Tambour de voltigeurs de la Garde.
Tambour des zouaves de la Garde.
Tambour français d'infanterie de ligne.
Tambours wurtembergeois, hessois, prussien et bavarois.
Tambour et porte tambour prussien.
Une Aigle de voltigeurs de la Garde impériale.
L'Aigle des Chasseurs de la Garde, décorée après la bataille de Solférino, et sa garde.
Tambours, clairons et Tambour-Major.
Un "clairon" prussien utilisé pendant la guerre de 1870-71.
A droite un clairon de Chasseurs à pied et, ci dessus, un clairon de la Garde nationale.
Trompette de Cuirassiers de la Garde impériale et Trompette de Carabinier de la Garde impériale.
Guide de la garde impériale avec la trompette à l'ange, un modèle spécial de Sax pour les guides de la Garde impériale. Elle était censée rappeler par sa forme les trompettes antiques.
Le clairon inventé en 1822 par Antoine Courtois, il fut officiellement adopté le 22 mai de cette même année.